coucou, c'est moi^^  posté le mercredi 11 juillet 2007 12:22

Blog de elynatoustory :petites histoires d'Elynatou, coucou, c'est moi^^

 Mon histoire principale est ICI (en pause)

Et l'autre est là (en pause aussi)

MOI.

Prénom: Anne-
Surnom: °Elynatou°
Age: 21 ans

Bienvenue dans mon monde.

Un monde de rêves. Un monde de cauchemars.

ici, vous trouverez mes histoires.

histoires tirées de rêves, de peurs ou bien d'un simple mot.

Bienvenue chez moi

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Les larmes d'Alison  posté le mercredi 11 juillet 2007 12:45

Blog de elynatoustory :petites histoires d'Elynatou, Les larmes d'Alison

Alison venait de rentrer. Elle rentrait chez elle, enfin, après avoir longtemps erré dans la ville. Depuis ce jour-là, personne n’était entré dans son appartement. Elle ouvrit la porte, puis les volets.

 

Elle pleurait. Elle pleurait sans bruit.
Elle pleurait doucement la nuit.
Elle pleurait pour oublier sa vie.

 

Sa vie. Sa vie qui s’était arrêtée voila cinq ans. Elle était partie en voyage d’affaire avec José et Kevin, un simple voyage d’affaire, comme ils avaient l’habitude de faire. Jamais voyage n’aurait dut tourner ainsi.


Elle pleurait allongée sur son lit,
Son grand lit, de vide toujours aussi plein.

 

Son regard se posa sur sa table de nuit, là ou était posé la photo du groupe, seule et unique photo regroupant José, Steve, Pierre et elle-même. Les yeux embués de larmes, elle fixait la photo. Tous ces souvenirs remontaient en elle, José et Steve qui se disputaient, Pierre et son comportement spécial… Bien qu’elle montrait qu’elle désapprouvait ce comportement, au fond d’elle, Alison avait toujours été amusée par Pierre. Tous, tous les trois avait été ses amis, ils s’étaient soutenus si souvent. Avec un pincement au cœur, Alison repensa au jour au Steve était parti.  C’était ce jour là qui avait changé toute sa vie, toute leur vie.


Toute seule, elle noyait son chagrin
Dans son océan chaud, jusqu'au matin.

 

Depuis ce jour, Alison voulait montrer qu’elle était forte, qu’elle était capable de l’oublier, lui, Steve, l’homme qu’elle aimait. Elle avait suivit jour après jour l’entrainement de Claire, elle était devenue douée, autant voire même plus que Claire, le meilleur médecin de l’hôpital. Mais au fond d’elle, Alison était détruite. En partant, Steve avait emmené son cœur, mais personne ne le savait.


Sur ses deux joues, elle posait les mains,
Elle pleurait, pleurait timidement.
Elle était perdue dans ses beaux draps blancs.

 

Et puis il y a 4 ans, Il était revenu. Il avait réalisé que sa vengeance ne mènerait à rien, qu’en partant, il avait perdu tous les gens qui l’aimaient et qu’il aimait. La tête baissée, il était rentré dans le quartier. Mais Alison, par la fenêtre de l’hôpital où elle travaillait, avait reconnu sa démarche. Elle l’avait reconnu. Alors elle avait courut à sa rencontre. Elle s’était posé devant lui et l’avais regardé. Steve avait relevé la tête, l’avait regardé au fond des yeux, et tout doucement, lui avait dit :

- Tu m’as manquée

Alors Alison n’avait pas put se retenir, elle l’avait d’abord giflé, puis s’était jetée dans ses bras.


Ses larmes roulaient aussi simplement
Que, sur le sol plat, une bille d'enfant.

Sur ces entrefaites, José était arrivé. Même celui-ci avait changé son comportement envers son meilleur ami. Alison avait relâché Steve et regardait les deux jeunes hommes.

- Content de te revoir ! Avait lâché José. Puis il s’était retourné et commençait à repartir. Steve l’avait alors rattrapé et lui dit :

- Désolé, désolé de t’avoir fait ça… 

- Ce n’est pas auprès de moi qu’il faut t’excuser, nous nous sommes déjà expliqués… Souviens toi de ce que je t’avais dis. José se libéra de Steve puis repartit en direction de l’hôpital où l’attendaient ses élèves.

Alison venait de comprendre ce qu’il s’était passé l’année précédente. José avait disparut pendant une semaine, et était réapparut totalement déprimé. Personne n’avait jamais su ce qu’il s’était passé, mais depuis ce jour là, José avait énormément changé, il avait grandit dans sa tête. Alison venait de comprendre qu’il avait retrouvé son ami. Elle ignorait ce qui avait été dit, mais cette rencontre ne devait pas être innocente en ce qui concernait le retour de Steve.

 

Témoins du désespoir de la douleur,
Les larmes, ces perles, étaient ses sœurs.

 

Steve s’était alors retourné vers Alison, lui avait prit la main et l’avait emmené au parc. C’était là qu’il lui avait tout dit.

- C’est toujours quand on perd quelqu’un qu’on se rend compte à quel point on y tenait.

Alison avait eu du mal à interpréter cette phrase. Steve avait alors tourné la tête vers elle. Il l’avait regardé droit dans les yeux. Pour la première fois, Alison apercevait des sentiments dans les yeux du jeune homme, à réputation de glaçon.

- Je t’aime Ali, j’en suis sûr désormais, je t’aime de tout mon cœur.

Alison avait alors fermé les yeux pour empêcher les larmes de couler. Lorsqu’elle les rouvrit, Steve n’était plus qu’a quelques centimètres d’elle, mais ce fut elle qui déposa ses lèvres sur celles du jeune homme.

Quelques mois plus tard, Waller Alison devenait Wilson Steve. De cette union était né un enfant, un petit garçon, Andy.

Et puis trois ans plus tard, elle était partie en voyage avec José et Kevin, ses collègues. C’était une petite mission, son équipe devait aller porter de l’aide dans un camp de réfugié, et José avait emmené ses élèves pour les former aux missions de ce type. La mission s’était déroulée sans encombre et n’avait duré qu’une semaine. Sur le chemin du retour, ils avaient aperçut de la fumée s’élever de la ville. Inquiet, Ils avaient accéléré leur retour. En entrant dans le village, ils avaient découvert que le village avait subit une attaque. Durant de nombreuses années, cette ville avait subit la menace d’une guerre. Il avait suffit qu’Alison s’absente pour qu’elle éclate. Les pertes avaient été nombreuses. Alors qu’ils se dirigeaient vers le point de rassemblement, Claire s’approcha d’eux. Elle avait le regard sombre et triste. Elle s’arrêta devant Alison et la prit dans ses bras. Alison se mit alors à hurler, à hurler de douleur d’après ce que pouvaient comprendre José et Kevin.


La mort et la pureté, par sa blancheur,
Montraient l'ambiguïté de son malheur.

 

Steve était mort… Il était mort pour protéger leur fils, leur fils qui lui aussi était mort. Claire lui avait expliqué ce qui c’était passé, mais Alison ne s’en souvenait plus.

 

Jamais son visage ne s'éclairait,
La même émotion y transparaissait.

 

Alison n’avait jamais pleuré depuis leurs enterrements. Elle s’était enfermées dans son travail, ne quittait plus l’hôpital, ne voyait plus personne. José, Kevin et Pierre se faisaient du souci pour elle, mais elle les évitait.

Et puis Alison avait découvert une chose. Il lui restait quelque chose de son mari. Elle venait d’apprendre qu’elle portait son enfant. Un nouvel enfant allait naitre. Un enfant qui n’aurait pas de père. Alors, Alison était rentrée chez elle, chose qu’elle n’avait pas faite depuis des semaines, depuis leurs morts. Et là, elle avait craqué, elle devait réapprendre à vivre.

 

 

Elle pleurait allongée sur son lit,
Son grand lit, de vide toujours aussi plein.
Toute seule, elle noyait son chagrin
Dans son océan chaud, jusqu'au matin.

Pourtant, tout le monde la connaissait

Mais nul ne se doutait qu'elle pleurait.

  

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Un quai de gare, un dernier regard  posté le mercredi 11 juillet 2007 12:49

Blog de elynatoustory :petites histoires d'Elynatou, Un quai de gare, un dernier regard

♀♂♥♀♂

 

 

Un quai de gare,

un dernier regard.

 

 

Samedi 30 Aout, 18 h 36. Quai numéro 6 B. un groupe de jeune est regroupé le long du quai. A coté d’eux, une seule valise. Une seule personne va partir. On se sert la main, on s’ébouriffe les cheveux, on se sert dans les bras. Des rires fusent, des blagues aussi. La joie de vivre, la fin des vacances… Le début d’une nouvelle vie. Car le bac en poche, tous ces jeunes vont suivre des voies différentes. Des littéraires, des scientifiques… Plus aucune étude ne se fera ensemble désormais. Sur certain visages, on peut lire de la tristesse. On se promet de se retrouver à chaque vacances, de faire des sorties tous ensemble, comme avant. Il reste dix minutes avant que le train ne parte. Il faut qu’il termine de dire au revoir. Il embrasse sa mère, enlace son père, donne un dernier signe à ses amis. Moi je reste là, je le regarde, il va partir. Si seulement j’avais eu plus de courage. Tout à coup, il réalise. Il réalise qu’il ne m’a pas dis au revoir. Il me cherche. Je sors de derrière tout le groupe. On se regarde. Les autres commencent à partir. Ils s’éloignent du quai, nous laissant seul.

« Un dernier ? »

« Dernier quoi ? »

« Un dernier câlin, comme tu sais si bien les faire, ils vont me manquer ! »

« Je sais… »

Je le prends dans mes bras. Lui, je l’ai tellement aimé ces derniers temps. Mais ma foutue timidité m’a empêché de le lui dire. Nous sommes de très bons amis, mais c’est tout. Autour de nous, le temps s’est arrêté. Je le sers plus fort dans mes bras, les larmes commencent à courir le long de mes joues. J’essaye de les empêcher de sortir de mes yeux, je ne veux pas qu’il s’en rende compte. Et puis un sanglot m’échappe, et là, il réalise. Il réalise que je ne veux pas qu’il parte. Lentement, il me caresse les cheveux, me berce dans ses bras, m’embrasse le front.

« Hey, je reviendrai tu sais ? Je ne pars pas bien longtemps ! »

« Je sais… je sais mais je… je ne veux pas que tu t’en aille. Tu va me manquer ! Encore plus que pendant ces quelques semaines de vacances pendant lesquelles nous ne nous sommes pas vus. Je ne le supporterai pas ! »

« Mais voyons, Ninon, je te téléphonerai, je te l’ai promis hier, tu te souviens ! Et puis on a fait un pacte aussi, jamais on ne se séparera. Crois moi, je penserai à toi tous les jours là-bas ! Et puis, je reviendrais tous les quinze jours ! Mes parents non plus ne veulent pas que je parte trop longtemps loin d’eux ! »

« Quinze jours c’est long ! »

« Je sais ! Mais je n’ai pas le choix ! C’est toi-même qui m’as dit que s’il fallait que je parte pour mes études, je devais partir. Tu te souviens ? »

« Je ne pensais pas ce que je disais ! »

Le sifflet du train retenti alors dans la gare. Le train allait partir, il allait me l’emmener loin de moi, et ça, je ne le voulais pas.

« Ninon, je doit y aller »

« Je sais… »

Il se dégagea de mes bras, essuya les larmes roulant sur mes joues, m’embrassa la joue droite et me regarda droit dans les yeux une dernière fois. Il saisit sa valise et commença à s’éloigner de moi. Il posa sa valise dans le train et monta sur la première marche. Et il se retourna, me regarda, et redescendit. Je m’approchais en même temps que lui, je me jetai dans ses bras et puis il déposa ses lèvres sur les miennes. J’en savourais chaque instant. Le dernier coup de sifflet retenti, le train se mettait en marche, s’était la fin, il était trop tard. Il brisa ce si doux contact et couru monter dans le train. De sa fenêtre, il me regardait, une main posée sur la vitre. Le train démarrait. Mes larmes recommençaient à couler, et je commençais à courir le long du train, et puis arrivé au bout du quai, je ne pouvais plus le suivre. Je suis restée là, à le regarder partir si loin de moi, jusqu’à ce que je ne vois plus le train, et même encore plus longtemps encore, jusqu’à ce qu’on vienne me chercher, Ma meilleure amie est venue me chercher, au bout de ce quai, pour me ramener chez moi.

Aujourd’hui, elle est là, toujours avec moi. C’est elle aussi qui m’a accompagnée jusqu’ici, pour ce jour si important pour moi. Oui, car en effet, aujourd’hui, je me marrie. Le train est revenu, il me l’a rapporté, l’homme de ma vie. Malgré la distance, notre histoire a duré. Et aujourd’hui, nous sommes là pour vous montrer cela. Et aussi, je voudrai dire une dernière chose : Mon chéri, je t’aime.

 

 

♀♂♥♀♂

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lily  posté le mercredi 11 juillet 2007 12:55

Blog de elynatoustory :petites histoires d'Elynatou, lily

Lily

C’est là qu’elle le vit. Il était là, dans son jeans noir et son T-shirt blanc, il ressemblait à un ange. Il venait de lui apparaitre. Elle le savait, c’était lui. Elle l’observait, le dévorait du regard. Il capta ce regard et lui sourit. Ils restèrent un moment ainsi à s’observer. Soudain, il s’avança. Il s’arrêta devant elle et lui demanda :

_On se connait ? Non ?

_Je… Je… Il me semble vous avoir déjà vu quelque part…

_Je m’appelle… Quentin, et vous ?

_Lily… je m’appelle Lily, ajoutât-elle dans un souffle à peine audible

_Nous pourrions nous tutoyer non ? Le vouvoiement me donne l’impression d’être âgé. Il souriait.

Lily l’observait toujours

_J’ai l’impression de te connaitre depuis longtemps…

_Moi aussi…

_Tu, tu as l’air bizarre Lily…

_Tu me rappelle quelqu’un… quelqu’un qui m’a abandonné. Quelqu’un que j’ai aimé, profondément aimé. » Ses yeux brillait, des larmes étaient prêtes à s’écouler.

_Parles moi de lui…

_Il te ressemblait, il avait ces grands yeux bleus, comme les tiens, dans lesquels on pouvait se noyer. Il avait tes cheveux noirs, ces beaux cheveux qui encadraient un visage si fin, tel celui d’un ange » Les larmes coulait le long de ses yeux. Il porta ses doigts pour essuyer les larmes et attarda ses mains sur ses joues.

_Je connais cette peau, dit-il doucement.

_Il avait des mains douces comme les tiennes, continuât-elle, des mains qui me faisaient frissonner comme aucunes autres mains ne l’avaient jamais fait.

Les larmes coulaient de plus en plus le long de ses joues roses.

_Lily !

_Il prononçait mon nom comme tu viens de le faire !

Il s’était rapproché d’elle, il la tenait dans ses bras, et lui caressait les cheveux en essayant de la calmer.

_Il avait ta douceur et ton odeur…

Il déposa ses lèvres contre les siennes. Elle accepta ce baiser avant de se dégager de son étreinte.

_Mais il est mort, il m’a abandonnée !

Il l’attrapa par le bras : « Il ne tiens qu’a toi de le ressusciter Lily, je me rappelle de toi, mais pas de moi, Lily, j’ai tout oublié ! Dis-moi comment je m’appelais !

_Tu t’appelais… Raphael, lui dit elle dans le creux de l’oreille.

Il ferma les yeux et sourit Lorsqu’il les rouvrit, ses yeux avaient changé d’expression. Il observa la jeune fille : « Je me rappelle Lily, je me rappelle combien nous nous sommes aimé. Combien de temps avons-nous été séparés ?

_Cinq ans…

_Cinq longues années… Comment ai-je pu t’oublier si longtemps Lily, comment ?

Il se rapprocha d’elle, la repris dans ses bras. Elle se dégagea : « Tu es mort Raphael, tu es mort et tu as une tombe, une tombe sur laquelle j’ai tant pleuré ! Comment peux-tu être là maintenant ? Dis-moi ?

_Il ne t’ai pas venu à l’esprit que cette tombe pouvait être vide ?

_Ca, je le savais, mais pour tout le monde, tu étais mort ! Tu avais disparu, on avait retrouvé ton sang ! Je les ai vus t’emmener, t’emmener vers ta mort ! Ils me l’avaient dit !

_Mais je suis là maintenant ! Je suis là, Lily !

Elle se jeta dans ses bras, enfouit sa tête dans le creux de ses bras.

_Tu n’a pas pu me répondre la dernière fois ma Lily…

Elle releva la tête et plongea ses yeux dans les siens.

_Redemandes moi, redemandes moi s’il te plait, je veux te l’entendre dire sans que tu disparaisses de nouveau ensuite…

_Veux tu m’épouser Lily ?

_En aurais tu douté ? Répondit-elle avant de l’embrasser…

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Désespoir  posté le mardi 31 juillet 2007 20:35

Blog de elynatoustory :petites histoires d'Elynatou, Désespoir

Désespoir.

 

Le cimetière s’était vidé. Nombreux étaient les gens qui étaient venus pour faire bonne figure. Ni elle, ni son père n’avaient de famille. Seul des camarades de classe s’étaient déplacés, accompagnés de leurs parents. Désormais, elle était seule dans ce cimetière. Elle regarda une dernière fois la tombe de son fils. Avec un pincement au cœur, elle pensa : « au moins pour la première fois, il est auprès de son père. » Son fils venait de mourir, il avait 5 ans. Cet enfant qui lui avait donné le courage de survivre après la mort de son mari, cet enfant était mort, il avait disparu à jamais. Après 6 ans de mariage, elle était enfin tombée enceinte. Mais le destin avait voulu que son époux meure d’une incurable maladie deux mois avant la naissance de leur enfant. A travers ce petit garçon, elle le voyait, lui, l’homme qu’elle avait aimé. Mais son fils était mort, il avait rejoins son père, elle n’avait pas été assez attentive… Il avait fallu une seconde, une simple petite seconde, lorsqu’elle avait lâché sa petite main, pour que le petit garçon perde son ballon et aille le chercher sur la route. Elle n’avait vu que la voiture qui freinait, puis son fils s’envoler sous l’effet du choc. Le temps s’était arrêté, tout s’était déroulé sous ses yeux image après image, sans qu’elle ne puisse faire la moindre chose. Tous les passants regardaient avec effroi cette scène, mais elle, elle avait senti son cœur se briser. Son fils était mort, elle avait perdu sa raison de vivre. Le temps s’était arrêté pour elle depuis cet événement. Elle rentra des obsèques, chez elle. Elle n’avait pas fermé le verrou, elle voulait que quelqu’un puisse entrer chez elle. Elle se dirigea vers la salle de bain, ouvrit les robinets et regarda la baignoire se remplir. Elle entra toute habillé de ses vêtements noirs dans l’eau trop chaude. Elle saisit une lame de rasoir sur le bord de la baignoire et s’entailla les deux poignets. Elle se laissa glisser dans la mort, sereine et heureuse de retrouver enfin les siens, heureuse pour la première fois depuis cinq ans.

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